Neurofeedback : un danger pour la santé ?

Aussi connue sous le nom de biofeedback EEG, le neurofeedback est une forme toute nouvelle de thérapie, relative au cerveau humain.

Découverte il y a peu à l’échelle de l’Histoire, elle apporte de nombreux avantages et semble pouvoir donner des résultats particulièrement intéressants sur de nombreuses pathologies et problèmes cérébraux.

Pourtant, de nombreuses personnes s’interrogent, légitimement, sur les éventuels dangers pour la santé de telles méthodes.

Le neurofeedback est-il totalement sûr ? Les techniques et applications des spécialistes sont-elles suffisamment rigoureuses scientifiquement pour ne présenter aucun danger ?

C’est ce à quoi nous allons répondre dans cet article.

D'où vient le neurofeedback ?

Avant toute chose, il est nécessaire de bien comprendre en quoi consiste le neurofeedback.

Créé aux États-Unis dans les années 1960 environ, ce terme désigne le conditionnement et le renforcement engendrés par des stimulations cérébrales artificielles.

L’objectif est d’aider le cerveau d’un patient à s’améliorer ou à réapprendre à utiliser certaines fonctions motrices parfois dégradées par la maladie.

Concrètement, une séance de neurofeedback se déroule comme suit :

  • On place des électrodes sur le crâne du patient, pour capter les ondes et signaux produits par son activité cérébrale
  • Les signaux sont traduits dans un logiciel – généralement un jeu vidéo ou un outil visuel – et le patient peut agir directement dessus, tout en étant guidé par l’expert qui s’occupe de lui
  • Le patient apprend ainsi à solliciter différentes parties de son cerveau et à progresser par le biais de ce type de séances

Ici, il s’agit donc d’entraîner ses fonctions neuronales, de la même manière qu’on entraîne un muscle en pratiquant une activité sportive.

À force d’être utilisée, la partie ciblée du cerveau peut parfois faire des progrès considérables. Cela a notamment été constaté lors de séances de neurofeedback visant à guérir une maladie neurologique comme Alzheimer ou le syndrome de Parkinson.

Quels sont les avantages du neurofeedback ?

Les bénéfices de ce genre de techniques sont multiples et peuvent agir sur de nombreux points clés du fonctionnement du système cérébral.

Par exemple, il est possible de faire disparaître des insomnies, ou d’augmenter sensiblement la qualité de son sommeil. Il existe bien entendu plusieurs façons de pratiquer le neurofeedback, mais, globalement, la plupart des utilisateurs attestent d’un sommeil plus réparateur et prétendent s’endormir beaucoup plus facilement qu’auparavant.

C’est aussi un excellent moyen de stabiliser son taux de stress, en modulant graduellement son cerveau, pour qu’il s’habitue aux situations anxiogènes et sache réagir avec sang-froid. Ainsi, le neurofeedback peut aider pour des pathologies comme l’hyperactivité, les troubles de l’attention ou même l’autisme.

Évidemment, il ne s’agit pas d’un remède miracle définitif, mais certaines personnes ayant fait appel à ce types de prestations constatent des bienfaits sur le long terme pour ce type de maladies.

Globalement, c’est une très bonne façon d’apprendre à contrôler ses réactions intempestives, ses sursauts émotifs, son anxiété, ses maux de tête ou même sa fatigue chronique.

On constate même parfois un gain d’inspiration chez les artistes, ainsi qu’une hausse des performances sportives chez les athlètes. Enfin, le neurofeedback peut aussi booster ses compétences de concentration, et donc sa productivité.

Les effets indésirables

Même si le neurofeedback a de nombreux bienfaits, il présente tout de même quelques effets indésirables.

Cependant, ceux-ci sont minimes vis-à-vis des bienfaits produits, et cela n’affecte pas la santé du patient ou de l’utilisateur de cette pratique. De plus, ils sont très situationnels.

On peut par exemple citer une sensation de fatigue après une séance, ou un léger mal de tête.

Néanmoins, d’après Hammond, Stock-dale, Hoffman, Ayers, & Nash, 2001, il semblerait que, dans des cas comme l’autisme ou l’épilepsie, certains symptômes puissent être aggravés si les patients ne sont pas traités de façon individuelle.

Il est donc particulièrement important d’être minutieux et de traiter les maladies profondes comme celles-ci avec beaucoup d’attention et de personnalisation.

Finalement, dangereux ou non ?

Le neurofeedback ne représente donc aucun danger réel pour la santé. La pire chose qui puisse nous arriver après une séance est une légère sensation de fatigue, qui finit par s’estomper quelques dizaines de minutes plus tard.

Il faut cependant que chaque patient soit traité avec un traitement thérapeutique adapté à sa situation personnelle. Surtout pour les personnes souffrant d’épilepsie, de troubles mentaux ou de blessures cérébrales.

En dehors de cela, cette pratique est totalement saine et sûre, et permet de retirer infiniment plus de bénéfices et d’améliorations que de désavantages.

Enfin, des produits innovants basés sur le neurofeedback comme le casque Melomind ou encore le bandeau-casque Dreem connaissent un franc succès.

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